Pierre croisa la boss des matinales, matraque à la main et regard mauvais. Il ne la salua pas. Toute puissante qu'elle était, elle baissa les yeux.
Les matonnes mieux que quiconque connaissaient l'avis de Colt sur le commandement et les femmes : "No way".
C'est bien, ça commence à rentrer. pensa-t-il satisfait.
A quelques mètres, il entendait le bruit du corps de sa "cible" s'affalant sur le matelas.
Dès son arrivée au quartier des femmes, Colvésy avait Ema dans le colimateur. Si elle avait été dans le village lors des tueries, il serait mort. Des hommes et des femmes, il en avait tué plus d'un, mais des enfants jamais. Les autres s'en chargeaient...
Il s'approcha de la cellule et alluma une cigarette.
Alors on a du mal à dormir ! Tu sens que ton corps pourrit sans cachetons ! C'est plus qu'une question de temps avant que ton cerveau et la tôle t'oblige à abréger tes souffrances ! En plus t'es trop pourrie pour qu'on serve ta viande en gamelle aux autres...faudrait pas que tu fasses des petits même cannée ! Il éclata d'un rire gras et pervers.
On te balancera à la flotte !Sur ces paroles, il écrasa son mégot et fit mine de partir. Après quelques secondes, il revint sur ses pas et murmura :
Ceci dit, j'ai peut être quelques trucs pour toi, mais tout se paye...